Doctorat Arts, spécialité études théâtrales et spectacle vivant.
Sous la direction de Didier Passard, Professeur en études théâtrales à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.
RiRRa21 – ED 58.
Cette thèse, entamée en 2024, propose d’étudier la résurgence de métamorphoses maquillées dans les arts de la scène contemporains. Elle examinera la façon dont ces transformations faciales contribuent à remodeler la présence humaine sur scène et définissent une nouvelle dramaturgie figurale, motrice d’innovations scéniques. Elle formule l’hypothèse d’une tendance aux défigurations maquillées, au sens autant plastique que métaphorique, depuis les années 1970-1980. Le grimage du visage, siège de l’humanité et de sa représentation, serait non seulement le lieu d’explorations de nouvelles identités et identifications scéniques, mais participerait paradoxalement à remodeler les représentations de l’humain, et à renégocier notre partage du sensible, en réaction et en regard des tournants épistémologiques de notre époque. La figure humaine travaillée par le maquillage – objets encore peu étudiés – ouvrant à de nouvelles identités troubles ou hybrides, composeraient une forme, au sens esthétique et politique, à même de réinventer de nouveaux imaginaires poétiques.


