Science du spectacle sans conscience de l’artifice n’est que fausse-ruine de l’âme

Essai – ENSATT

GABRIEL RETIF
Scénographie – Mscn

CÉLIA HALARD
Conception lumière

TEIN NEAOUTYINE
Conception son

LAURA KERHARO
Scénographie

MILENA MILORADOVIC
Scénographie – Jeu

NÉRÉA DEZAC
Écriture dramatique

BENJAMIN GOURNAY
Conception costume – réalisation

©Elyes Esserhane

La scène est campée dans l’intimité d’une personne qui fête le nouvel an seule, le décor est très réduit : un pouf, une petite table, un sapin de Noël.
Préférant la solitude aux fêtes bondées dictées par la norme sociale, elle réalise son décompte de nouvelle année en un feu d’artifice miniature à la main.


Ce spectacle intimiste, rituel annuel, se métamorphose lorsque s’affiche sur le prompteur « Cette année, c’est fini les petits spectacles ». Une partie du plafond se retrouve progressivement au sol, dévoilant un théâtre textile monumental. Le temps est venu de faire une ode à la théâtralité : un personnage entre sur scène et déclare son amour au Théâtre. Cette déclaration est une performance incarnée et opératique, le chant lyrique laisse place à la dévotion et la fascination pour cet Art.

S’ensuit une chorégraphie emprunte de références aux défilés où apparaît sur scène une quantité de sapins de Noël qui sont un à un déposés dans l’espace. Une forêt naît. La spectacularité est alors assumée par le son qui arrive à son climax. Ainsi tout s’arrête, l’arbre, décorum d’appartement intime, fait désormais parti d’une forêt silencieuse dans laquelle vole quelques secondes un oiseau.

©Elyes Esserhane

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