Lxs Assoiffxs

Écrit et mis en scène par Emmanuel Linée, ENSATT, 2025.

photographies ©David Anémian

Des corps qui dansent, se déchargent sans retenue.
Une fête clandestine : visages en sang, peaux lésées.

Lorsque la musique s’arrête,
une langue nouvelle, sans genre, jaillit de leurs bouches.

Deux failles surgissent alors : l’un·e d’entre eux manque à l’appel, et Lx Fontaine, leur source vitale, ne coule plus.


Le manque les pousse dans leurs retranchements, ravive les fractures enfouies et les secrets inavoués… jusqu’à l’embrasement.

Emmanuel Linée

photographies ©David Anémian



Mise en scène : Emmanuel.le Linée

Avec : Ludovic Bou, Ariane Courbet, Nina Depays, Antoine De Toffoli, Fannie Fararik et Maëlle Garcia Kenoui

Conception lumière : Rachel Aroutcheff

Régie lumière : Tom Cantrel et Carla Gorieu Durocher

Technique lumière : Martine Haffemayer Fox et Thimotée Beaucé

Conception son : Lolie Mortreux

Régie son : Axel Debeule et Paul Fontimpe

Conception costume : Benjamin Gournay

Régie de production costume : Morgane Pegon et Manon Surat

Atelier costume : Allison Agnèle, Thibault Affre, Eva Allegre, Chloé Antigny, Adèle Billy, Agathe Brau, Coralie Courtade, Wendy Gauthier, Gabriel Grandemange, Benjamin Jeannot, Zoé Morel et Jeanne Viande

Habillage : Thibault Affre, Agnel Allison, Maialen Biais-Gazers, Coralie Courtade et Wendy Gauthier

Aide à la coiffure : Bryan Bournel

Scénographie : Ghil Meynard

Aide à la construction : Naëlle Fontaine, Ivana Mlynarova et Blanche Roland

Conception vidéo : Milhann Chodorowski

Régie générale : Tom Cantrel et Carla Gorieu Durocher

Administration : Romane Aleveque

Regard chorégraphique : Lucas GuertoN

Remerciements : Clara Jude et La Chloka

La pièce se déploie en trois actes. 

Cinq corps tentent de faire la fête tandis qu’au dehors, le monde brûle. 

A chaque fois, deux failles les hantent : l’absence de l’un.e des leurs et le tarissement de Lx Fontaine

Entre beats et chaos surgissent les “Baiz de transition”, éclats intimes qui révèlent désirs, fractures et rapports de force sous la fête.

Au bout du troisième acte, épuisxs et assoiffxs, iels ne tiennent plus que par l’espoir insensé que Lx Fontaine se remette à fonctionner.

L’Épilogue explose : le personnage le plus exclu prend la parole dans un monologue halluciné, crache la violence du dehors et celle, tapie, de l’intérieur, avant d’embraser tout dans un ultime feu de joie.

Les costumes sont pour les personnages à la fois armes et armures. Empruntant à une mode techno-queer et néo-organique (oui oui, on est bien dans une dystopix !), ils se dressent comme protection, comme moyen de s’affranchir des normes, non sans une dose d’ironie vis-à-vis des codes vestimentaires alternatifs. 

Peu à peu, ces enveloppes se détachent et tombent au sol pour se mêler à la décharge – tentative d’espace safe que les personnages se sont inventés. Les corps meurtris révèlent alors des excroissances hybrides entre mycologique et technologique. Leur chair vulnérable s’impose, surface de sensualité autant que de violences.

Dans la scène finale, lors du « show », Tero se métamorphose en Soleil Verx. Flamboyant, il fusionne avec la scénographie dans un dernier éclat de folie – une déflagration poétique où les corps s’embrasent avec l’espace.

affiche réalisée par @vomi_sobre https://www.instagram.com/vomi_sobre/

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